Zoomarthttp://www.zoomart.fr/ZOOMART - L'art incontournable sur Paris. Curieux et exigeant ZOOMART explore le monde de l’art et vous fait découvrir chaque semaine les expositions coup de cœur de la rédaction et les endroits sympas aux alentours.Thu, 29 Jul 2010 17:38:35 +0200frhttp://websemantique.org/RSShttp://www.zoomart.fr/img/cristianne_75x100.jpghttp://www.zoomart.fr/biographie.htmlWilliam Kentridge - Cinq Thèmeshttp://www.zoomart.fr/william-kentridge-cinq-themes,117.html<p><img src="http://www.zoomart.fr/thumbnails/d/d9/d93e84184cc49a48c6a672bba57f1cd3.jpg" alt="" align="right"/>William Kentridge, artiste Sud-africain brillant et original est à l’honneur au musée du Jeu de Paume, l’occasion de découvrir un artiste atypique qui mêle les disciplines artistiques sur fond d’apartheid.<br /> <br /> En suivant les 40 œuvres présentées, nous découvrons l’étendue de ce génie d’un autre temps, de ceux qui touchent à toutes les formes d’Art. C’est un parcours entre sculptures, peintures, dessins, décor de scène, film, gravure et collage qui révèlent cet artiste dont la renommée à dépasser les frontières Sud-Africaines dans les années 90 grâce à une série de petits films d’animation.<br /> <br /> William Kentridge témoigne de la complexité de cette époque postcoloniale, des tensions et des horreurs de la guerre et dénonce ces régimes politiques dévastateurs. C’est un art politique qu’il exerce à travers de nombreux supports puissants aussi bien dans les textures que dans l’expression.<br /> Mais William Kentridge s’est également exercée dans des disciplines telles que le théâtre ou l’opéra pour qui il a réalisé de nombreux décors de scène dont celui de « La flûte enchantée » de Mozart.<br /> <br /> Un artiste surprenant et hors norme à voir absolument.<br /> <br /> PS: Rien ne vaut par les beaux temps qui courent une bonne petite glace à discuter autour des fontaines du Jardin des Tuileries, direction le glacier à l'entrée du Jardin côté concorde!</p>Thu, 29 Jul 2010 17:38:35 +02006Art Brut Japonaishttp://www.zoomart.fr/art-brut-japonais,115.html<p><img src="http://www.zoomart.fr/thumbnails/5/5c/5cb985c2607284b5e6e8f68c79b4ad9a.jpg" alt="" align="right"/>Au pied de Montmartre, une exposition inédite permet d’appréhender une face du Japon bien diverse de celle marquée par la maîtrise des émotions et l’obéissance aux normes qui lui est souvent associée. C’est, au contraire, un Japon non contrôlé qui se révèle à la Halle Saint Pierre, en plus de mille compositions réalisées par 63 représentants contemporains de ce qu’on appelle l’art brut. Ainsi qualifié par le peintre Jean Dubuffet en 1945, le concept désigne essentiellement des œuvres réalisées par des personnes dépourvues de culture artistique et confrontées à la maladie mentale.<br /> Manifestations pures, libérées de tout canon esthétique ou culturel, les dessins, peintures et sculptures présentés dans cette exposition sont les produits d’une pulsion créatrice qui dévoile le monde intérieur des malades mentaux, tout en révélant l’inconscient collectif japonais. Les alignements ferroviaires de Hidenori Motooka, les monstres en argile de Shinichi Sawada, les pyjamas décorés de gâteux, d’œufs de saumon ou de pénis par Takahiro Shimoda, l’incroyable série de plans de grues de navires de Kenichi Yamazaki, les minutieux paysages urbains imaginaires de Yuji Tsuji et les dessins violents de Marie Suzuki ont en commun l’obsession propre à la folie et une richesse créative insoupçonnée.<br /> Le seul bémol, le manque d’informations sur l’histoire de vie de ces créateurs, même si l’art brut se caractérise par un quasi-anonymat et par l’absence de prétention artistique et intellectuelle. En tout cas, une exposition originale et riche en diversité dans un lieu que je ne manque pas de vous conseiller. N'hésitez pas en sortant à continuer le voyage en vous perdant dans les allées qui contournent le Sacré Cœur et notamment une petite place très sympathique à droite de la butte Montmartre juste au dessus de la Halle Saint Pierre, pour un petit café sur une terrasse ensoleillée.<br /> <br /> At the foot of Montmartre, an original exhibition makes us understand a side of Japan very different from the one which is often associated to this country: control of emotions and obedience to norms. On the contrary, this is an uncontrolled Japan that is revealed at the Halle Saint Pierre, besides 1000 compositions made by 63 contemporary representatives of what is called Raw Art. This concept which was used by Jean Dubuffet in 1945 essentially refers to works of art completed by persons with no artistic culture and facing mental illness.<br /> As pure expressions free from any aesthetic or cultural canon, the drawings, paintings and sculptures shown at this exhibition are products of a creative impulse which unveils the inside world of mentally-ill persons as well as the Japanese collective unconscious. Hidenori Motooka’s rail alignments, Shinichi Sawada’s clay monsters, pyjamas decorated of cakes, salmon eggs or penis by Takahiro Shimoda, the amazing series of ship crane plans from Kenichi Yamazaki, Yuji Tsuji’s detailed imaginary city landscapes and Marie Suzuki’s violent drawings have in common the obsession specific to madness and an unsuspected creative inventiveness.<br /> The only critic: the lack of information on the life history of these creators, even if Raw Art is characterized by a quasi-anonymity and a lack of artistic and intellectual claim. In any case, this is an original exhibition, rich in diversity, in a place that I can only recommend. When you leave, feel free to continue by losing yourself in the alleys around the Sacré Coeur, in particular a very nice small square on the right of Montmartre, just above the Halle Saint Pierre, where you can enjoy a coffee outside by a sunny day.</p>Wed, 30 Jun 2010 16:54:56 +02002Les Juifs à Berlinhttp://www.zoomart.fr/les-juifs-a-berlin,60.html<p><img src="http://www.zoomart.fr/thumbnails/f/fc/fcb70e707a5476b55797d2dacbdbae67.jpg" alt="" align="right"/>Au lendemain de l’anniversaire de l’appel du 18 Juin 1940, il est de circonstance de mettre un coup de projecteur sur deux expositions qui se déroulent au Mémorial de la Shoah. <br /> La première propose de découvrir le photographe juif Abraham Pisarek dont les photos montrent l’évolution de la situation des juifs allemands avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler et jusqu’en 1941.<br /> Nous savons tous qu’une grande partie d’entre eux ont fui ou ont été déportés, mais ces photographies racontent à l’aide d’une scénographie thématique et chronologique comment leur vie s’est petit à petit dégradée jusqu’au point de les annihiler totalement en supprimant les accès aux écoles, aux commerces, allant jusqu’à leur supprimer la nationalité allemande.<br /> Une véritable prise de conscience de la situation de cette communauté située dans l’Allemagne de l’avant et de la guerre dont nous avons finalement peu de connaissance. <br /> PS : l’exposition ne prend qu’une petite heure, ensuite rendez-vous rue des rosiers pour déguster le meilleur Falafel de la place de Paris !<br /> <br /> After the anniversary of the Appeal of June 18 in 1940, it is only appropriate to highlight two exhibitions held at the Mémorial de la Shoah. <br /> The first exhibition makes you discover the Jewish photographer Abraham Pisarek whose pictures show the evolution in the situation of German Jews before Hitler took power and up to 1941. We all know that many of them fled or were deported, but these pictures explain through a thematic and chronological arrangement how their life slowly got worse, up to the point of total annihilation when they were refused access to schools, shops and even had their German nationality withdrawn.<br /> With this exhibition, you become aware of the situation of this community in pre-war Germany and during WWII which we after all know little about. <br /> P.S.: the exhibition only takes an hour, I recommend afterwards the rue des rosiers where you can taste the best falafel in Paris!</p>Thu, 24 Jun 2010 11:43:27 +02004Wang Keping, La chair des forêtshttp://www.zoomart.fr/wang-keping-la-chair-des-forets,53.html<p><img src="http://www.zoomart.fr/thumbnails/d/d3/d380407aac12790657247da36dd85678.jpg" alt="" align="right"/>Entre 1968 et 1980, près de dix-sept millions de Chinois âgés de quinze ans et plus furent arrachés de leur ville et envoyés vers les campagnes pour se faire « rééduquer », tel que l’imposait la « révolution culturelle » de Mao Zedong. Parmi ces jeunes, Wang Keping, qui deviendra plus tard l’un des fondateurs du groupe d’artistes « Xing Xing », le premier à s’insurger contre l’oppression du régime, connu notamment pour avoir organisé une exposition clandestine sur les grilles de l'Académie des Beaux-Arts de Pékin en 1979. Dans un moment où de multiples violences en Chine secouaient l'opinion publique mondiale, la sculpture « Silence », de Keping, sera reproduite à la une du New York Times le 19 octobre, dès lors une date symbolique dans l’histoire de la liberté artistique dans ce pays. Artiste dissident installé en France en 1984, Wang Keping est le créateur des trente œuvres présentées au musée Zadkine dans l’exposition « La chair des forêts ». Ce sont des sculptures sur bois très épurées, de composition raffinée, marquées par la sensualité des formes, douces, féminines, généreuses. Pour Sylvain Lecombre, commissaire de l’exposition, « la belle formule de « tendresse plastique » que le critique d’art Maurice Raynal avait inventée pour Zadkine en 1920 pourrait aussi être appliquée à Wang Keping ». Absolument !<br /> <br /> <br /> Between 1968 and 1980, about seventeen million Chinese aged fifteen and more were taken from their home town and sent to the countryside in order to be “reeducated”, as the cultural revolution of Mao Zedong imposed it. Among these teenagers, was Wang Keping who would later become one of the founders of the artists’ group “Xing Xing”, the first to rebel against the oppression of the regime and notably known for having organized a secret exhibition on the grids of the Fine Arts Academy in Peking in 1979. At a moment where multiple violent actions in China were shaking the international public opinion, the sculpture “Silence” from Keping was reproduced on the front page of the New York Times on October 19th and from then on has become a symbolic date in the history of artistic freedom in this country. As a dissident artist who settled in France in 1984, Wang Keping created thirty works of art which are being presented at the Zadkine museum in the exhibition “The flesh of forests”. These are sculptures on wood, very pure and of a refined character, marked by the sensuality of their soft, feminine and generous forms. For Sylvain Lecombre, administrator of the exhibition, “the beautiful expression of “plastic tenderness” which the art critic Maurice Raynal invented for Zadkine in 1920 could also be applied to Wang Keping”. Absolutely!</p>Fri, 02 Apr 2010 00:41:54 +02005Yves Saint-Laurenthttp://www.zoomart.fr/yves-saint-laurent,45.html<p><img src="http://www.zoomart.fr/thumbnails/6/6d/6dcdbc1cce4e440b3656fdc94c36cd66.jpg" alt="" align="right"/>C'est une exposition à ne pas rater qui ouvre demain au Petit Palais : la grande rétrospective consacrée à l’œuvre d’Yves Saint Laurent (1936-2008). De ses débuts chez Dior en 1958 au défilé qui a annoncé la fin de sa carrière en 2002, ce sont plus de trois cents modèles représentant quarante ans de création dans un parcours scénographique aussi resplendissant que son œuvre. En 1957, à à peine 21 ans, Saint Laurent devient le prince de la haute couture à Paris lorsqu’il succède à Christian Dior. Mobilisé lors de la Guerre d'Algérie, il est remplacé par Marc Bohan à la direction artistique de Dior. C’est à son retour qu’il fait la connaissance de Pierre Bergé, avec qui il va ouvrir sa propre maison de couture. Avec Saint Laurent, la femme s’approprie les codes vestimentaires masculins, tels que le smoking, le tailleur pantalon ou le short, aussi bien que les vêtements traditionnels, comme le caban de pêcheur du Nord. Collectionneur d'art passionné de Velasquez, Mondrian, Monet et bien d’autres, Saint Laurent a su transposer ces références majeures à sa couture. Le résultat : un épatant spectacle de formes et de couleurs, dignes d’un maître au même titre de ceux qu’il a tant admirés. Une exposition à couper le souffle.<br /> <br /> <br /> You cannot miss this exhibition which is opening tomorrow at the Petit Palais: the large retrospective dedicated to the work of Yves Saint Laurent (1936-2008). From his debut at Dior in 1958 to the fashion show which announced the end of his career in 2002, more than three hundred models are shown with a view to represent forty years of creation in a stage-design like path as resplendent as his work. In 1957, at nearly 21, Saint Laurent became the prince of haute couture in Paris when he succeeded to Christian Dior. Mobilized during the War of Algeria, he was replaced by Marc Bohan at the artistic management of Dior. When he returned, he got to know Pierre Bergé with whom he would soon open his own fashion design company. With Saint Laurent, the woman adapts men’s dress codes like the tuxedo, pantsuits or shorts, as well as traditional clothes like the reefer jacket of North seamen. As a passionate art collector of Velasquez, Mondrian, Monet, and many others, Saint Laurent was able to transpose these major references into his fashion design. The result: a splendid show of shapes and colors, worthy of a master for the same reasons as the ones he admired so much. A breathtaking exhibition!</p>Wed, 10 Mar 2010 00:41:54 +01002